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Photos-0011C'est ce que propose Jean Baptiste Galloo, éleveur à la ferme aux 4 étoiles à Auffargis, en investissant directement dans son exploitation de vaches laitières et allaitantes.

Un investissement solidaire

Pour pouvoir emprunter auprès d'une banque, il aurait besoin d'apporter la preuve de son asservissement au système que nous appelerons "Mondialisation" en brandissant par exemple son contrat laitier signé avec Lactalis, Sodiaal ou quelconque autre géante multinationale laitière, lui assurant des quotas laitiers et la revente de son lait. Nos banques ne vivent que d'usure, et nous usent.

Ce schéma ne correspond pas à l'idée de vente directe et d'agriculture de proximité que souhaite mettre en place Jean Baptiste Galloo. Après une première partie de sa vie professionnelle passée à la bergerie Nationale de Rambouillet où il s'occupait de l'élevage bovin, ce normand d'origine aimerait que son lait soit vendu dans les supermarchés locaux avec les nouveaux distributeurs de lait où le client remplit son verre ou son bidon.

Il faut trouver l'argent ailleurs.

C'est en Allemagne, via un reportage d'Arte, qu'il trouve la solution qu'il nous présente aujourd'hui: la recherche d'investisseurs locaux en nous proposant de devenir propriétaire de notre vache. Vous avez 1800 euros à investir, vous pouvez vous offrir une vache; si vous voulez, vous pouvez aussi la partager avec votre voisin pour 900 euros chacun. Télécharger la plaquette.

Un bon placement?

Officialisé par un contrat de 4 ans, vous pouvez choisir au-delà de ce délai de récupérer votre capital ou renouveler votre investissement dans la ferme aux 4 DSCN1035étoiles, le nom de l'exploitation.

Jean Baptiste Galloo annonce un rendement de 6 %, le taux qu'il aurait eu à emprunter à la banque. "Un placement plus rentable que le livret A" titrait Toutes Les Nouvelles de Rambouillet du 1er décembre. 6% soit 106 euros versés en nature sous la forme d'une caissette de viande ou de six poulets fermiers.

Les premiers soutiens

L'Union des Amis du Parc, fédération des associations de protection de l'environnement du Parc naturel, est la première à souscrire. "Nous nous battons pour défendre l'agriculture de proximité, les filières courtes, la production péri-urbaine, nous ne pouvions qu'encourager le projet de Mr Galloo" explique Catherine Reinaud la présidente.

C'est à l'initiative de Ghislaine Wolff-Resclause, chargée de mission agriculture-aménagement au Pnr, que l'Union des Amis du Parc a rencontré Jean-Baptiste Galloo, et cette rencontre illustre bien les synergies que peut créer sur son territoire un Parc naturel régional.

Reste maintenant au conseil d'administration de l'Union des Amis du Parc à trouver un nom à la première vache de leur cheptel. Cela ne va pas être facile de trouver un terrain d'entente entre toutes les associations des Yvelines et de l'Essonne, chacune voulant donner le prénom de sa pouliche. Mais, on ne désespère pas d'y arriver. Une reflexion à mener avant le prochain conseil d'administration du 14 décembre où sera signé le contrat avec Mr Galloo.

Laurent Bugeat pour l'Union des amis du Parc

http://leblogdechevreuse.hautetfort.com/